Syndics autorisés en insolvabilité

Comment éviter la faillite d’entreprise?

Faillite personnelle Publié le 1 août 2026

Lorsqu’une entreprise n’arrive plus à payer ses fournisseurs, ses taxes, ses salaires ou ses dettes à temps, la faillite peut rapidement devenir une crainte réelle. Pourtant, elle n’est pas toujours inévitable.

En agissant rapidement, il est parfois possible de restructurer les finances, de négocier avec les créanciers ou de déposer une proposition commerciale afin de préserver les activités.

Voici 8 solutions à considérer pour éviter la faillite de votre entreprise.

1. Faire un diagnostic financier complet

La première étape consiste à dresser un portrait de la situation financière de l’entreprise. Il faut analyser les liquidités disponibles, les dettes, les actifs, les marges, les comptes à recevoir, les dépenses fixes et les obligations à court terme.

Ce diagnostic permet de comprendre si les difficultés sont temporaires ou structurelles. Une baisse ponctuelle des ventes, un retard d’encaissement ou une dépense imprévue ne se gèrent pas de la même façon qu’un modèle d’affaires devenu non rentable.

Un diagnostic financier permet aussi de déterminer si l’entreprise peut être redressée et quelles actions doivent être priorisées.

2. Reprendre le contrôle de la trésorerie

La trésorerie est souvent le premier indicateur à surveiller lorsqu’une entreprise risque la faillite. Il faut s’assurer de suivre les entrées et sorties de fonds, de prévoir les besoins à court terme et de prioriser les paiements les plus importants.

Certaines actions peuvent aider rapidement :

  • Relancer les clients en retard;

  • Réduire les délais de facturation;

  • Demander des dépôts ou acomptes;

  • Offrir des modalités de paiement;

  • Suivre les comptes à recevoir.

Des prévisions de trésorerie à court terme permettent aussi d’anticiper les périodes critiques. L’objectif est de savoir combien d’argent entrera, combien devra sortir et quelles décisions doivent être prises pour éviter une rupture de liquidités.

3. Réduire les dépenses non essentielles

Lorsqu’une entreprise est en difficulté, il devient nécessaire de revoir les dépenses. Les coûts fixes, les abonnements, les frais administratifs, les contrats externes et les investissements non urgents doivent être analysés pour identifier ce qui peut être réduit, reporté ou renégocié.

Cependant, réduire les coûts ne doit pas se faire à l’aveugle. Certaines dépenses soutiennent directement les ventes, les opérations ou le service aux clients. Les couper trop rapidement peut affaiblir davantage l’entreprise.

L’objectif est donc de protéger les activités essentielles, tout en éliminant les dépenses qui ne contribuent pas directement à la continuité, à la rentabilité ou au redressement de l’entreprise.

4. Négocier avec les créanciers

Lorsque les paiements deviennent difficiles à respecter, il est préférable de communiquer rapidement avec les créanciers plutôt que d’attendre les mises en demeure ou les recours judiciaires. Une discussion proactive peut parfois permettre de négocier des délais, des paiements partiels ou un nouvel échéancier.

Les créanciers peuvent inclure les fournisseurs, les institutions financières, Revenu Québec, l’Agence du revenu du Canada, ainsi que des créanciers garantis ou non garantis. Chaque créancier peut avoir des droits, des priorités et des attentes différentes.

Une négociation bien préparée doit s’appuyer sur des chiffres réalistes. Il faut pouvoir démontrer la capacité de paiement de l’entreprise et proposer une solution crédible, plutôt qu’un engagement impossible à respecter.

5. Restructurer les dettes de l’entreprise

La restructuration des dettes peut permettre de donner de l’oxygène à l’entreprise. Elle peut consister à consolider certaines dettes, rééchelonner les paiements, revoir les modalités de financement ou négocier de nouvelles conditions avec certains créanciers.

Cette analyse doit aussi tenir compte des dettes fiscales, des dettes garanties, des prêts bancaires et des obligations envers les fournisseurs. Certaines dettes peuvent avoir des conséquences plus importantes que d’autres, notamment pour les administrateurs ou les actifs de l’entreprise.

La restructuration peut être utile, mais elle doit reposer sur un plan réaliste de remboursement et de rentabilité. Reporter les paiements sans corriger les causes du problème risque seulement de repousser la difficulté.

6. Revoir le modèle d’affaires et les sources de revenus

Une entreprise peut générer des ventes tout en demeurant en difficulté si ses marges sont insuffisantes ou si ses coûts d’exploitation sont trop élevés. Il est donc important d’analyser la rentabilité réelle des produits, services, clients ou divisions.

Cette réflexion peut mener à abandonner certaines activités non profitables, revoir les prix, augmenter les marges, diversifier les revenus ou corriger des problèmes opérationnels. Dans certains cas, le redressement passe autant par les revenus que par la réduction des coûts.

Revoir le modèle d’affaires permet de déterminer si l’entreprise peut redevenir viable à long terme. Cette étape évite de maintenir artificiellement des activités qui continuent de générer des pertes.

7. Envisager une proposition commerciale

La proposition commerciale est une solution légale qui peut permettre à une entreprise d’éviter la faillite. Elle consiste à proposer une entente aux créanciers afin de rembourser une partie des dettes ou d’étaler les paiements sur une période déterminée.

Cette option peut suspendre certains recours des créanciers et permettre à l’entreprise de poursuivre ses activités pendant le processus. Elle est particulièrement pertinente lorsqu’une entreprise est encore viable, mais incapable de rembourser ses dettes selon les modalités actuelles.

La proposition commerciale doit être déposée avec l’aide d’un syndic autorisé en insolvabilité. Celui-ci analyse la situation, prépare la proposition et accompagne l’entreprise dans les démarches auprès des créanciers.

8. Consulter rapidement un expert en redressement ou un syndic autorisé

Il ne faut pas attendre que la situation soit irréversible avant de demander de l’aide. Plus une entreprise consulte tôt, plus les options disponibles sont nombreuses : diagnostic financier, restructuration, proposition commerciale, négociation avec les créanciers ou fermeture ordonnée.

Un syndic autorisé en insolvabilité ne recommande pas automatiquement la faillite. Son rôle est d’analyser la situation, d’expliquer les solutions possibles et d’aider l’entreprise à choisir l’option la mieux adaptée à sa réalité.

Chez Mallette, nos syndics autorisés en insolvabilité et nos experts en redressement d’entreprise vous aident à évaluer la situation, à protéger vos intérêts et à choisir la solution la mieux adaptée à votre PME.

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FAQ

Comment éviter la faillite de son entreprise?

Pour éviter la faillite de son entreprise, il faut agir rapidement, analyser la situation financière, reprendre le contrôle de la trésorerie, réduire les dépenses non essentielles, négocier avec les créanciers, restructurer les dettes et consulter un professionnel. Si l’entreprise est encore viable, une proposition commerciale peut aussi permettre d’éviter la faillite.

Quels sont les signes qu’une entreprise risque la faillite?

Les principaux signes sont les retards de paiement, le manque de liquidités, les pertes récurrentes, la pression des créanciers, les dettes fiscales impayées, la difficulté à payer les salaires, la marge de crédit constamment utilisée et l’absence de prévisions financières fiables.

Que faire si mon entreprise ne peut plus payer ses dettes?

Si votre entreprise ne peut plus payer ses dettes, il faut d’abord faire un diagnostic financier complet. Selon la situation, il peut être possible de négocier avec les créanciers, de restructurer les dettes, de refinancer l’entreprise, de déposer une proposition commerciale ou, en dernier recours, de considérer la faillite.

Une proposition commerciale peut-elle éviter la faillite?

Oui. Une proposition commerciale peut permettre à une entreprise d’éviter la faillite si elle est encore viable. Elle permet de proposer aux créanciers une entente de remboursement partiel ou échelonné, sous la supervision d’un syndic autorisé en insolvabilité.

Est-ce qu’un syndic peut aider à éviter la faillite?

Oui. Un syndic autorisé en insolvabilité ne sert pas seulement à administrer une faillite. Il peut aussi analyser votre situation, expliquer les options disponibles et vous accompagner dans une proposition commerciale ou d’autres solutions adaptées à votre entreprise.

Faut-il fermer son entreprise si elle est trop endettée?

Pas nécessairement. Une entreprise endettée peut parfois être redressée si elle demeure viable. Toutefois, si les pertes sont récurrentes, que les dettes augmentent et qu’aucun plan réaliste n’est possible, une fermeture ordonnée ou une faillite commerciale peut devoir être envisagée.

Quelles dettes d’entreprise sont les plus urgentes?

Les dettes fiscales, les retenues à la source, les salaires impayés, les dettes garanties et les obligations essentielles aux opérations doivent être analysées rapidement. Certaines dettes peuvent entraîner des conséquences importantes pour l’entreprise ou ses administrateurs.

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